Des mots, des mots, des mots...
Tout d'abord, je voudrais noter qu'il est assez difficile d'établir un plan professionnel dans les conditions de l'immigration et de l'adaptation à une nouvelle vie. Auparavant, j'étais éditrice et je travaillais avec la littérature et les textes en russe. Ici, en France, je ne peux pas continuer cette activité professionnelle, car pour un travail similaire, je devrais avoir un niveau de langue équivalent à celui d'un natif, c'est-à-dire C1-C2.

C'est pourquoi, actuellement, je réfléchis à la possibilité de me développer dans un domaine proche, par exemple en devenant traductrice du russe vers le français et du français vers le russe. Pour moi, il me semble que j'aimerais surtout travailler dans le soutien et l'aide aux personnes russophones arrivant en France. Ainsi, je pense que je pourrais exercer en tant qu'interprète du russe vers le français et inversement, notamment pour les réfugiés et les demandeurs d'asile, comme moi-même.

Mon plan

1. Devenir philosophe
Dans l'idéal, un de mes rêves serait de devenir philosophe professionnel, quoi que cela signifie exactement. J'aime étudier l'histoire de la pensée philosophique, comprendre comment les gens réfléchissent, analyser les bases de notre éthique et de notre morale. Plus tard, si j'acquiers un niveau suffisant en français, peut-être que je pourrais devenir professeure de philosophie et enseigner cette discipline.

2. Travailler dans la restauration
J'ai aussi un projet plus concret : me consacrer à un métier manuel qui ne nécessite pas un haut niveau de français. J'ai une expérience en restauration de livres anciens, car j'ai travaillé plusieurs années dans un atelier de restauration et je connais les techniques de base. Pour exercer ce métier en France, il faudrait simplement suivre une formation adaptée.

D'autre part, j’ai toujours été intéressée par la restauration de meubles. Comme plan alternatif, je pourrais envisager de suivre une formation dans ce domaine.

3. Apprendre la coiffure
Un autre projet, moins réaliste mais qui m’attire, serait d’apprendre à couper les cheveux et de devenir coiffeuse. Si aucun de mes projets précédents ne fonctionne, je pourrais envisager de suivre une formation courte dans ce domaine.

4. Yoga et massage
J'ai aussi une expérience en yoga et je possède un certificat d'instructrice de kundalini yoga. Pour enseigner le yoga en France, il me faudrait un bon niveau de français, mais c'est un domaine dans lequel je pourrais également évoluer.

Enfin, j'ai un diplôme de masseuse. Toutefois, pour exercer ce métier en France, une formation médicale est requise. Je ne l’ai pas et je ne pense pas vouloir l’obtenir. Ce projet est donc le moins prioritaire pour moi.

Conclusion

Mon projet professionnel comprend plusieurs possibilités. Je souhaite avancer progressivement, et en priorité, je voudrais développer mes compétences en traduction et en aide sociale aux personnes russophones arrivant en France.